Signer un devis sans avoir contrôlé l’assurance décennale de l’entreprise ? Mauvaise idée. En cas de défaut ou d’absence de garantie, les conséquences peuvent être lourdes. Avant de confier vos travaux à un artisan, un constructeur ou une entreprise du bâtiment, mieux vaut savoir où vous mettez les pieds. Tout commence par la vérification d’un document : l’attestation d’assurance décennale. Encore faut-il savoir la lire correctement et reconnaître les mentions indispensables. Voici ce qu’il faut comprendre.
| 🛠️ Étapes clés | 📌 Détails essentiels |
|---|---|
| 1️⃣ Obtenir l’attestation | Demandez-la à l’entreprise. Elle doit être délivrée par l’assureur. |
| 2️⃣ Vérifier les mentions essentielles | SIRET, nom de l’assureur, période de validité, activités couvertes, et formule « responsabilité décennale obligatoire ». |
| 3️⃣ Confirmer la validité | Contactez l’assureur pour valider la couverture à la date du chantier. |
| 📄 Document obligatoire | Doit figurer sur les devis et factures. À fournir avant le début des travaux. |
| 📝 Souscription / Renouvellement | K-bis, SIREN, justificatifs d’expérience, attestation précédente et relevé de sinistralité requis. |
| 🚫 En cas d’absence de garantie | Jusqu’à 6 mois de prison, 75 000 € d’amende, contrat annulable, réparation des dommages à vos frais. |
📣 Conseil malin : Ne signez jamais un devis sans avoir vu l’attestation ! Elle doit déjà être valable pour couvrir le chantier 🚧
Comment vérifier l’assurance décennale d’une entreprise : les étapes clés

1. Demander une attestation d’assurance décennale récente
La première étape pour vérifier l’assurance décennale d’une entreprise, c’est la demande d’une attestation valide. Ce document officiel est délivré par l’assureur. Il prouve que l’entreprise est bien couverte pour les travaux projetés.
L’attestation doit être fournie avant l’ouverture du chantier et jointe à tout devis ou facture, comme le prévoit l’article L243-2 du Code des assurances.
« L’attestation d’assurance doit être transmise avant le démarrage du chantier, et annexée aux documents contractuels. »
2. Analyser les mentions obligatoires
Une attestation d’assurance décennale fiable mentionne des informations précises. Vous devez y trouver :
- Le nom et l’adresse de l’entreprise assurée
- Le SIRET
- Le nom et les coordonnées de la compagnie d’assurance
- Le numéro de police d’assurance
- La période de validité (dates de début et de fin)
- La mention expresse : « Assurance de responsabilité décennale obligatoire »
Si l’un de ces éléments manque, prudence. Le contrat peut être incomplet ou inadapté au chantier.
3. Contrôler les garanties spécifiques
Au-delà des mentions générales, vérifiez que les travaux à réaliser sont bien couverts. Par exemple, un maçon ne pourra intervenir sur une installation électrique si ce poste n’est pas garanti.
Assurance professionnelleL’EXTRAIT KBIS, INDISPENSABLE POUR SOUSCRIRE À UNE ASSURANCE DÉCENNALEL’attestation doit signaler :
- Les activités garanties (construction, plomberie, couverture, etc.)
- La zone géographique d’intervention (France, DOM-TOM…)
- Les techniques mises en œuvre (ossature bois, terre crue, etc.)
| Élément | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| Activités garanties | Le contrat ne s’applique qu’aux missions déclarées à l’assureur |
| Périmètre géographique | Intervention hors de la zone = non-couverture |
| Titres techniques | Certaines méthodes innovantes peuvent être exclues |
4. Contacter directement l’assureur
Un doute sur la validité ? Joignez directement l’assureur via les coordonnées figurant sur l’attestation. En mentionnant le numéro de contrat, l’assureur peut confirmer si le contrat est bien actif à la date des travaux.
C’est une validation simple, rapide, et totalement légitime. Un professionnel transparent ne s’y opposera jamais.
5. Respecter votre droit de refus : sans attestation, pas de travaux
Selon l’article L243-2 du code des assurances, l’attestation décennale doit être transmise avant toute mise en œuvre. En cas de refus de transmission, ne signez aucun devis. L’ouverture de chantier engage la responsabilité du professionnel… mais vous aussi.
« L’absence de garantie décennale constitue une infraction pénale, passible de 6 mois d’emprisonnement. » — Article L243-3
Zoom en vidéo : l’assurance décennale expliquée en clair
En cas d’absence de garantie décennale : quels risques ?
1. Des sanctions pénales immédiates
Travailler sans assurance décennale constitue une infraction. L’article L243-3 du Code des assurances prévoit :
- Jusqu’à 6 mois de prison (généralement avec sursis)
- Une amende pouvant atteindre 75 000 €
Dans la réalité, les peines tournent plutôt autour de 2 000 à 5 000 €. Mais elles marquent le casier judiciaire et nuisent à la crédibilité professionnelle.
2. Réparations à la charge du professionnel
En cas de vice ou de dommage grave impactant solidité ou usage, le professionnel non assuré doit tout régler lui-même : travaux de reprise, malfaçons, expertise, frais juridiques.
« En l’absence de garantie décennale, l’entreprise assume seule les réparations, y compris en cas de vente du bien. »
3. Conséquences civiles et réputationnelles
Sans assurance :
- Le contrat de construction peut être contesté
- Le bien perd de sa valeur (mention au compromis de vente)
- Les acheteurs sont plus méfiants
- Nouvel accroc pour décrocher de futurs chantiers
Quels documents demander pour souscrire ou vérifier une assurance décennale ?
Documents pour une souscription initiale
Vous êtes maître d’ouvrage, architecte ou promoteur et souhaitez vérifier la solidité du contrat ? Voici les documents qu’une entreprise sérieuse doit pouvoir fournir :
- Extrait K-bis ou D1 (auto-entrepreneurs)
- Identité du dirigeant
- Diplômes et justificatifs d’expérience
- Facture vierge ou devis en cours
Et pour un renouvellement ?
Dans le cadre d’un contrat annuel, l’entreprise doit pouvoir montrer :
- La dernière attestation émise
- Un relevé de sinistres (souvent demandé par les assureurs)
Pour plus d’infos détaillées, je recommande la lecture de ce dossier complet sur la vérification d’assurance décennale.


